Simulateur d'épargne à intérêts composés : capital final et intérêts

Le calcul des intérêts composés projette ce qu'un capital de départ et un versement mensuel deviennent après un nombre d'années donné, quand les intérêts gagnés produisent eux-mêmes des intérêts. La durée de placement est ce qui change le plus le résultat.

OutilsÉpargne

Comment le capital final est calculé

Le calcul avance mois par mois. Le rendement annuel est d'abord converti en taux mensuel, noté i, puis appliqué à chaque période. Le capital de départ est multiplié par (1 + i) chaque mois : au bout de n mois, il vaut donc le capital initial multiplié par (1 + i) puissance n, avec n égal au nombre d'années multiplié par 12.

Les versements suivent une logique voisine, avec une nuance : chacun est fait en fin de mois. Le premier travaille pendant n - 1 mois, le deuxième pendant n - 2, et le dernier ne rapporte rien, car il arrive au moment où le calcul s'arrête. Leur somme capitalisée vaut V × ((1 + i) puissance n - 1) / i, où V est le versement mensuel.

Le capital final additionne les deux blocs. Le total versé ne contient aucun intérêt : capital de départ, plus versement mensuel multiplié par 12 et par le nombre d'années. Les intérêts gagnés sont la différence entre les deux.

Ce qui fait bouger le résultat

La durée pèse plus lourd que l'intuition ne le suggère, parce que les intérêts s'ajoutent à la base qui produit les intérêts suivants. Exemple : 100 euros versés chaque mois, sans capital de départ, à 6 % par an, soit 0,5 % par mois (6 divisé par 12 ; une autre conversion du taux changerait le résultat de quelques euros).

Sur 10 ans, on verse 12 000 euros et on obtient environ 16 388 euros, soit 4 388 euros d'intérêts. Sur 20 ans, on verse 24 000 euros, deux fois plus, et on obtient environ 46 204 euros, soit 22 204 euros d'intérêts. Le total versé a doublé, le capital final a été multiplié par 2,8 et les intérêts par plus de 5.

Le rendement agit de la même façon : plus la durée est longue, plus un écart de taux se creuse. Le versement mensuel agit de façon proportionnelle : doubler V double la part issue des versements. Le capital de départ, lui, profite de toute la durée.

Prendre la projection pour une promesse

L'erreur courante consiste à lire le capital final comme un montant acquis. Il suppose un rendement identique chaque année, sans frais, sans impôt et sans inflation. Or un placement réel varie. Un rendement moyen de 6 % ne veut pas dire 6 % chaque année : une année à plus 50 % suivie d'une année à moins 50 % ramène 100 euros à 75 euros, alors que la moyenne arithmétique affiche 0 %.

Deuxième piège : saisir un rendement brut. Des frais de 1 point par an transforment un 6 % affiché en 5 % réellement perçu, et l'écart s'accumule sur vingt ans comme n'importe quel intérêt.

Troisième piège : oublier que 46 000 euros dans vingt ans n'achèteront pas ce que 46 000 euros achètent aujourd'hui. Ce résultat est une estimation de calcul, ni une promesse ni un conseil de placement. Il sert à comparer des scénarios, pas à fixer un objectif comme acquis.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre intérêts simples et intérêts composés ?

Avec des intérêts simples, seul le capital initial produit des intérêts. Avec des intérêts composés, les intérêts déjà gagnés en produisent à leur tour. Exemple : 1 000 euros à 5 % pendant 3 ans donnent 150 euros d'intérêts en simple, mais 157,63 euros en composé avec une capitalisation annuelle. L'écart paraît faible sur trois ans, puis il grandit avec la durée.

Pourquoi le dernier versement ne rapporte-t-il aucun intérêt ?

Parce que le versement est fait en fin de mois : il arrive au dernier jour de la période, quand le calcul s'arrête. Il compte dans le capital final et dans le total versé, mais il n'a eu aucun mois pour produire des intérêts. Le premier versement, lui, travaille pendant tous les mois sauf un. Un versement en début de mois donnerait un résultat un peu plus élevé.

Vaut-il mieux placer une somme d'un coup ou verser chaque mois ?

À montant total égal, la somme placée d'emblée gagne, car elle travaille plus longtemps. Exemple à 6 % par an sur 10 ans, avec 0,5 % par mois : 12 000 euros placés au départ donnent environ 21 833 euros, contre environ 16 388 euros pour 100 euros versés chaque mois. Encore faut-il disposer de la somme dès le début, ce qui n'est pas toujours possible.

Faut-il saisir un rendement brut ou net de frais ?

Le rendement net de frais est plus proche de ce que vous percevriez : 6 % avec 1 % de frais annuels revient à saisir 5 %. Les impôts et prélèvements dépendent de l'enveloppe et de votre situation, et le calcul ne les retire pas. Le résultat s'entend donc avant fiscalité, et mérite d'être comparé à un scénario plus prudent.